
Après l’IA, les NFT, les blockchains… le métavers vient s’ajouter à la (longue) liste d’anglicismes peu compréhensibles qui fleurissent ces derniers temps dans notre actualité. Mais qu’est-ce donc que ce métavers ?…
Après l’IA, les NFT, les blockchains… le métavers vient s’ajouter à la (longue) liste d’anglicismes peu compréhensibles qui fleurissent ces derniers temps dans notre actualité. Mais qu’est-ce donc que ce métavers ? Contraction des termes Meta et Universe, le métavers nous vient de la littérature de science-fiction, et notamment du roman Snow Crash de Neal Stephenson, publié en 1992, lui-même inspiré du cyberespace imaginé par William Gibson dans Neuromancien huit ans plus tôt. Il a surtout été récemment remis au goût du jour par Steven Spielberg et son film Ready Player One – adaptation cinématographique du roman éponyme d’Ernest Cline, paru en 2011 aux États-Unis.
Monde virtuel, immersif, où notre réalité est recréée dans un univers parcourable en 3D via un avatar, le métavers reflète un paradoxe : l’envie grandissante de repli sur soi-même et de sécurité intérieure, principalement attisée par les confinements et la pandémie de Covid-19 ; et à l’opposé le désir compulsif d’appartenance à un collectif, exacerbé par les réseaux sociaux. Il se fonde surtout sur l’évolution d’un concept – pourtant existant depuis un certain temps mais qui, à l’image de l’intelligence artificielle, a mis du temps à trouver sa place et son utilité – largement démocratisé ces dernières années : la réalité augmentée. Voire la réalité mixte, savant mélange entre réalité augmentée et réalité virtuelle.
Or cette réalité mixte fait de plus en plus sens dans le domaine de l’aménagement, tant le besoin d’ultrapersonnalisation et le souhait de pouvoir envisager son futur intérieur de façon « réelle » se répandent chez les clients. Les professionnels ont ainsi pris le problème à bras-le-corps en proposant, par l’intermédiaire de logiciels, de casques de réalité virtuelle ou d’autres expériences connectées, des solutions pour satisfaire cette nouvelle tendance (voir notre dossier consacré aux nouvelles technologies dans l’Agenceur n° 62).
Imaginer son chez-soi virtuel, c’est là toute l’essence du métavers finalement, qui fait appel aux sens de l’utilisateur en l’immergeant dans un monde 3D relativement proche de son quotidien.
Alors finalement, le métavers, espace de distraction visant à fuir la réalité, ou au contraire progrès logique et très concret, voire prosaïque, dans nos sociétés de plus en plus numérisées ? Sûrement un peu des deux. En pleine expansion, il sera probablement à notre génération XY ce que les jeux vidéo étaient à nos parents et la télévision à nos grands-parents : une nouveauté parfois difficile à appréhender, mais qui s’impose comme source inépuisable d’évolutions extraordinaires, dans tous les domaines.
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N° 86Novembre – Decembre 2026Un intérieur n’est jamais vraiment terminéDès 25 € · Voir le numéro
N° 85Septembre – Octobre 2026Quand l'aménagement dépasse les mursDès 25 € · Voir le numéro
N° 84Mai – Juin 2026Créer à l’ère de l’intelligence artificielleDès 25 € · Voir le numéro
N° 83Mars – Avril 2026Le sur-mesure, nouveau standardDès 25 € · Voir le numéro Digital 95 €/an · Papier + digital 120 €/an · 5 numéros par an, sans reconduction automatique.